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Pub
jul
24
Going native
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California Flora Nursery, à Santa Rosa, se spécialise dans les plantes natives à l’État.La maison que nous louons n’a qu’un modeste bout de jardin, mais je suis bien décidé à en tirer le maximum. Le minuscule potager est désormais protégé des chevreuils. J’ai encore un travail d’extermination à finir avec des mauvaises herbes, notamment des saloperies comme la goosegrass et la green kyllinga que j’arrache presque quotidiennement.
Mais j’ai encore quelques coins à aménager, ou qui ont besoin d’un peu d’attention. Et tant qu’à faire, j’ai décidé de donner priorité aux plantes de la flore endémique californienne. De passage dans les environs de Santa Rosa, je fais donc étape chez un pépiniériste qui se spécialise dans les espèces natives de l’État, California Flora Nursery. Les plantes régionales y sont identifiées par une astérisque devant leur nom sur le panneau ornant chaque parcelle, qui mentionne aussi quelques attributs utiles, notamment leur résistance aux chevreuils, ou si elles attirent oiseaux-mouches ou papillons. Pour un jardinier débutant comme ma pomme qui n’a qu’une connaissance approximative des plantes de la région, c’est une mine d’informations.

De gauche à droite, en haut : toyon, lilas californien, arbre à café californien. En bas : western columbine, red buckwheat, sauge Winnifred et sauge grise.Je sais déjà que je veux un pied ou deux de Vitis californica, une vigne locale dont j’ai trouvé des plants sauvages lors d’une balade dans les bois de Cobb Mountain. L’horticulteur en entretient plusieurs cultivars, et celui qui est disponible actuellement est un hybride entre la Vitis californica et la Vitis vinifera européenne, Roger’s Red, baptisé d’après Roger Raiche, un biologiste de UC Davis. Ce cépage donne des petites grappes comestibles et les feuilles tournent au rouge vif à l’automne.
Dans mon chariot, j’empile également deux plants d’un lilas californien, le Ceanothus ‘Blue Jeans’. La plante aime le soleil, n’exige que peu d’eau et les chevreuils ne l’apprécient que moyennement, ce qui en fait une bonne candidate pour border l’allée côté ouest, qui n’est pas gardée par un arroseur à détection de mouvement. Elle sera rejointe, un peu plus bas, par deux toyons (un genre qui appartient aux rosacés), plus exactement la variété Davis Gold de l’Heteromeles arbutifolia, qui donne des baies jaunes à l’automne. Et, enfin, un plant de sauge native de la Californie, la Salvia clevelandii ‘Winnifred Gilman’, qui elle aussi n’attire guère les cervidés.
jul
22
Les loueurs de véhicules font passer l’addition
Publié dans money, wheels | 4 commentaires | Votez pour ce billet sur Pioche, Reddit, Scoopeo, Wikio | Ajoutez à vos signets delicious
On ne compte plus les conséquences directes et indirectes de l’augmentation du prix de l’essence (qu’on ne s’y trompe pas, la baisse récente est toute relative). La location de véhicule à court terme est l’un des nombreux services affectés, et les loueurs n’ont pas de complexes à repasser la note à leur clientèle.
Trucs pour économiser
à la location• Les offres combinées vol-hôtel-location, vol-location ou hôtel-location de véhicule sont souvent imbattables. De nombreuses compagnies aériennes offrent cette option lors de la réservation d’un vol sur leur site Web. Comparez avec la location séparée.
• L’option de l’essence pré-payée n’est pas la plus avantageuse. Il reste plus économique de rapporter le véhicule avec le même niveau qu’à la livraison, mais cela nécessite un minimum de planning : repérez à l’avance les stations d’essence proches du lieu de retour du véhicule, et recherchez les prix les plus bas sur GasBuddy.
• Lorsque vous recherchez les tarifs pratiqués par les loueurs de véhicules, privilégiez les sites de ceux qui affichent TOUS les frais (y compris taxes d’aéroport et autres franchises).
• Toutes les branches ne pratiquent pas les mêmes tarifs. Parfois, la petite agence en banlieue sera moins chère que celle de l’aéroport. Attention aux frais éventuels si vous retournez le véhicule à une branche différente.
• Si vous possédez déjà un véhicule, vous êtes déjà probablement couvert par votre assurance pour la location. Appelez votre assureur pour savoir à quel niveau et si vous êtes couvert en cas de vol. Certains offrent une couverture complète pour seulement quelques dollars de plus par an. Renseignez-vous également auprès de votre société de carte bancaire : certaines offrent une couverture automatiquement lorsque vous utilisez votre carte pour réserver le véhicule, mais vérifiez jusqu’à quel niveau, et si la couverture couvre le vol éventuel du véhicule et les frais médicaux causés au tiers.
• Aurez-vous un second conducteur ? Si oui, attention : les loueurs meilleur marché facturent souvent très cher cette option.
• Besoin d’un GPS ? Les loueurs haut-de-gamme incluent de plus en plus souvent un récepteur dans la location (ou il est déjà intégré au véhicule), mais les agences meilleur marché facturent très cher la location de ce type d’appareil. Si vous avez besoin de ce type d’appareil pour une semaine ou plus, autant acheter le vôtre.
• Lorsque vous faites une réservation en ligne, cherchez le Web pour des codes de coupon (avec des mots clés comme “promo code”). Il est fréquent d’en trouver qui pourront s’appliquer à votre location.
• Faites une inspection détaillée du véhicule lors de la livraison. Si vous voyez la moindre rayure, n’hésitez pas à retourner au guichet de l’agence pour la mentionner par écrit et la faire constater. Les loueurs, autrefois plus indulgents, sont devenus particulièrement sévères pour tout dommage infligé aux véhicules.
Première stratégie : l’upgrade sans surcharge. Certes, rien là de très nouveau. Les loueurs ont toujours utilisé cette pratique lorsque le type de véhicule réservé par un client n’est pas disponible. Plus de voiture compacte ? Que diriez-vous d’une Jeep Grand Cherokee pour le même prix ? Il y a encore quelques années, ce genre de proposition paraissait tout à fait raisonnable, voire idéale (il y a une bonne décennie, la location d’un SUV au tarif d’une petite japonaise se révéla une aubaine pour visiter le sud-ouest américain, surtout sur les pistes de sable rouge de Monument Valley). Mais vu le prix de l’essence ces jours-ci, le concept n’est plus très séduisant.
Le problème, c’est que les sociétés de location, qui commandent plusieurs années à l’avance, par contrat, leurs véhicules à des prix très attrayants auprès des constructeurs (qui leur refilent leur surproduction), ont un inventaire peu adapté aux changements récents dans la demande des consommateurs. Les gros SUV, camions pickup et autres sedans aux moteurs gourmands ont perdu les faveurs des Américains, qui désormais cherchent à économiser par tous les moyens, et préfèrent des petites compactes à la consommation raisonnable.
Du coup, les tarifs de location sont en train d’être ajustés en fonction de la demande. Chez certains comptoirs, on va bientôt payer plus pour louer une Ford Focus que pour une Mustang, un Explorer ou un pickup F-150. Car les loueurs vont désormais payer plus cher pour acquérir leurs flottes de véhicules. Les constructeurs vont en effet devoir rentrer dans leurs frais, d’autant qu’ils vont se retrouver avec tout le parc de grosses voitures et autres SUV que leur rendent les loueurs après deux ou trois ans. On va également voir des frais supplémentaires pour les clients qui veulent garantir la catégorie du véhicule réservé.
Les loueurs ont depuis longtemps une autre méthode pour récupérer un peu plus d’argent. Lorsque vous récupérez une voiture, vous avez deux options pour l’essence : soit vous payez un surplus pour le plein d’essence à l’avance, et rendez le véhicule sans vous soucier du niveau du réservoir, soit vous le louer tel quel, et vous le rapporter avec le même niveau. Au cas où vous ramenez la voiture avec un niveau inférieur, la société de location vous pénalise, vous faisant payer un prix au gallon généreusement majoré à leur avantage.
jul
21
Gadget : Contech ScareCrow
Publié dans tek, shopping, pratik, nature | 4 commentaires | Votez pour ce billet sur Pioche, Reddit, Scoopeo, Wikio | Ajoutez à vos signets delicious

ScareCrow
Contech.
Entre 59 et 89 dollars US.
Acheter sur
» Amazon.com
» Home Depot
» PetcoVivre dans un coin de campagne est un privilège. Je peux prendre mon café dans mon jardin, observer les oiseaux-mouches butiner mes fleurs, les écureuils grimper aux arbres et… les chevreuils bouffer mes plants de tomates.
Les cervidés sont si nombreux dans la région qu’on est quasiment assuré d’en croiser au moins un exemplaire à chaque balade. Les accidents sont nombreux, et la chasse à l’animal est populaire. Après un an à vivre dans les boonies du comté de Lake, mon enthousiasme pour la grâce de ces animaux a été remplacé par un brin d’exaspération, notamment après avoir manqué d’en percuter plus d’un en voiture ou à moto, mais surtout après avoir trouvé à plusieurs reprises mon potager ravagé par un chevreuil gourmand au petit matin.
L’installation d’un treillis sommaire et de grillage improvisé autour de mes tomates n’a pas suffi à décourager les animaux. Après avoir consulté une amie du coin qui cultive le fruit depuis plusieurs années, une solution s’est imposée : un arroseur activé par la détection de mouvement.
Le ScareCrow est le produit leader dans cette niche très particulière. L’engin, fabriqué par la société canadienne Contech, combine deux technologies qui ne sont pas nouvelles : l’arroseur de jardin et le détecteur de mouvement. Alimenté côté électricité par une pile de 9 volts et côté eau par un simple tuyau d’arrosage, le ScareCrow arrose une zone prédéteminée lorsque son capteur à infrarouge passif détecte un intrus.
jul
20
5 bonnes bouteilles de zinfandel à moins de 25 dollars
Publié dans shopping, bibine et pinard | 1 commentaire | Votez pour ce billet sur Pioche, Reddit, Scoopeo, Wikio | Ajoutez à vos signets delicious
Le zinfandel est LE cépage californien par excellence. Mutant du primitivo italien, c’est une grappe noire sucrée qui pendant longtemps fut vendue comme raisin de table, ou pour produire des vins rustiques. Jugé sans grand intérêt par les pionniers de la viticulture californienne, des centaines d’hectares furent arrachés pour être remplacés par des cépages considérés plus nobles et lucratifs, comme le cabernet-sauvignon.
Le cépage a trouvé ses lettres de noblesse dans la seconde moitié du XXe siècle lorsqu’il commença à être redécouvert par certains viticulteurs qui apprécièrent son caractère à la fois fruité et épicé. Mais c’est aussi dans les années 70 qu’un accident de fermentation chez Sutter Home résulta en la création du white zinfandel, un rosé doux dont la popularité reste inégalée parmi les consommateurs américains, qui a lui seul a contribué à la mauvaise réputation des vin rosés aux États-Unis. Les vins rouges de zinfandel ont cependant gagné du terrain, et le prix des grappes des comtés de Napa et Sonoma a atteint des sommets inégalés au cours des dernières années. Le cépage sert aussi à l’élaboration de plus en plus de rosés de saignée.

Le zinfandel, la version américaine du cépage primitivo italien, est à la base de rosés doux sans grand intérêt, mais aussi de vins rouges de caractère.
Photo : artandscience. Licence Creative Commons.La Vallée centrale produit le plus gros du zinfandel des États-Unis, mais la majorité des grappes qui y sont cultivées dans des vignobles archi-irrigués sous une chaleur brûlante servent à la production de white zinfandel ou de gros rouges qui tachent. Même parmi les vins des régions plus réputées, la difficulté pour le viticulteur est de fermenter cette grappe naturellement très sucrée sans pour autant produire un vin trop fort, où les arômes seraient étouffés (la plupart des vins de zinfandel dépassent 14,5° d’alcool), ou trop doux (beaucoup des vins produits gardent un niveau de sucre résiduel élevé).
À noter cependant que beaucoup de ces vins ne sont pas 100% zinfandel. La loi américaine permet en effet d’étiqueter un vin d’après un cépage donné du moment qu’au moins 85% du vin a été produit avec ledit cépage. Le zinfandel est donc souvent assemblé à d’autres grappes, notamment durif et syrah, et l’on trouve de plus en plus de vins californiens qui sont des assemblages propriétaires utilisant le zinfandel comme base, des Coro Mendocino de la région de Hopland au cultissime The Prisoner, qui combine 51% de zin à un mélange inédit de cabernet-sauvignon, syrah, durif, charbono et grenache.
Ce sont des vins idéaux pour accompagner une viande grillée au barbecue, un pâté de campagne, une pizza ou un plat asiatique épicé. La fondatrice de Chez Panisse, Alice Waters, les recommande mariés à un confit de canard. Ils peuvent aussi arroser une coupe de fraises saupoudrées d’un peu de poivre fraîchement moulu ou un dessert riche en chocolat.
Certains domaines sont réputés pour leurs vins de zinfandel, comme Turley, Martinelli ou Seghesio, dont les bouteilles sont très recherchées et dépassent généralement la barre des 35 dollars pour s’envoler bien au-delà. Pas besoin cependant d’attendre le jour de la paye pour s’acheter une bonne bouteille de zin. Voici cinq vins de zinfandel très abordables (pas d’excuse donc pour ne pas y goûter), provenant chacun d’une région viticole californienne différente.
jul
19
Mexican Coke
Publié dans blog, bouffe | 1 commentaire | Votez pour ce billet sur Pioche, Reddit, Scoopeo, Wikio | Ajoutez à vos signets delicious

Hecho en México : pas de sirop de maïs bourré de fructose, mais du sucre de canne.Au début des années 70, les industriels américains de l’agroalimentaire mettent à contribution une invention japonaise : le sirop de glucose à haute teneur en fructose, ou HFCS, dérivé du maïs. La céréale et le procédé sont bien meilleur marché que le sucre de canne ou de betterave, et bientôt l’ingrédient devient l’édulcorant par défaut de la plupart des produits alimentaires de consommation courante. On le trouve partout : dans les sodas, les confiseries, mais aussi dans les yaourts, le pain de mie, le ketchup, les céréales et un nombre incroyable de produits, y compris ceux vendus sous le label low fat. L’Orangina et les biscuits LU vendus aux États-Unis contiennent du sirop de maïs, là où en Europe le sucre de canne est utilisé.
Certains nutritionnistes attribuent l’épidémie d’obésité américaine en partie à la popularité de l’édulcorant, auquel ils reprochent une plus grande résistance au métabolisme humain. Après les trans fats, qui sont désormais bannies à New York et bientôt en Californie, et que de nombreux producteurs agroalimentaires ont déjà abandonnées, il se pourrait que le sirop de glucose à haute teneur en fructose devienne la prochaine cible des militants anti-malbouffe aux États-Unis. D’autant que le prix du maïs est en hausse, suivant la demande de production d’éthanol — mais vu que les cannes à sucre sont elles aussi convertibles en carburant vert, le prix du sucre de canne s’envole également.
De plus en plus de produits visant les consommateurs avertis font la promotion de l’absence de sirop de maïs comme édulcorant, comme les sodas Hanson’s. Et lorsque des bouteilles de Coca-Cola embouteillées au Mexique, contenant du sucre de canne au lieu de sirop de fructose, apparaissent sur les palettes des magasins Costco, elles se vendent comme des petits pains.
jul
18
Vendredi 7/18 : notes en vrac
Publié dans blog | 1 commentaire | Votez pour ce billet sur Pioche, Reddit, Scoopeo, Wikio | Ajoutez à vos signets delicious

Photo : foggydave. Licence Creative Commons.• C’est officiel : d’après WalkScore.com, San Francisco est la ville la plus piétonne des États-Unis. Évidemment, il faut aimer les collines. Mais à bientôt 5 dollars US le gallon, c’est clairement un avantage.
• Loïc Le Meur se fait jeter de YouTube : après avoir posté un clip de son entretien sur LCI, le site vidéo de Google suspend le compte du multi-entrepreneur, le soupçonnant de violation de droits d’auteur (alors que d’apès Le Meur, LCI lui a donné l’autorisation de publier ledit clip). Pauvre Lolo, il se voit réduit à implorer YouTube de restaurer son accès.
• Si les électeurs san-franciscains approuvent la mesure en novembre prochain, le centre de traitement des égoûts de la ville sera bientôt nommé en l’honneur de George W. Bush. Le bureau local du Parti républicain a promis de combattre cette proposition par tous les moyens possibles. Chacun ses priorités.
• 7000 personnes ont fait la queue jeudi soir devant le Cow Palace à Daly City pour auditionner pour American Idol, certains patientant plus de neuf heures pour 20 secondes devant les juges. C’est encore plus long que ce que Stéphane a attendu pour son nouvel iPhone.

Photo : Yodel Anecdotal. Licence Creative Commons.• La guerre Icahn-Yang pour le contrôle de Yahoo! continue (le camp Icahn vient de faire parvenir aux actionnaires YHOO leur bulletin de vote pour proposer un nouveau comité de direction), et c’est le soap opera que Silicon Valley suit avec amusement — et les employés et actionnaires avec un brin d’anxiété. L’affaire est devenue encore plus croustillante que le mini-scandale Violet Blue-Boing Boing.
• John McCain a beau avoir Carly Fiorina, l’ex-CEO de HP, comme conseillère économique, sa crédibilité auprès de Silicon Valley a dû encore baisser lorsqu’il a avoué ne rien piger à l’Internet en particulier et aux ordinateurs en général.
• Terry Childs, un ex-employé du service informatique de la ville de San Francisco, suspecté d’avoir pris le réseau municipal en otage en le verrouillant de mots de passe qu’il a refusé de divulguer, vient de plaider non coupable. Son avocat prétend qu’il s’agit d’un gros malentendu, et que son client veut bien révéler les mots de passe. Mais apparemment, des négociations sont en cours. En attendant, des experts se demandent pourquoi Childs et plusieurs de ses collègues avaient un accès complet à l’ensemble du réseau, qui inclut le système de paye de la ville.
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Les J.O. de Pékin :
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