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aoû
6
Deux miels
Publié dans blog, bouffe | 3 commentaires
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J’ai depuis ce printemps deux rucheraies. Deux ruches dans la région des Red Hills, et trois à la maison. Avant-hier, j’ai pour la première fois récolté le miel d’une de ces dernières. Grosse surprise.
Le miel des Mayacamas où j’ai mes ruches depuis trois ans est épais et ambré. Son goût riche rappelle celui des raisins à côté desquelles les ruches sont établies, même celui récolté il y a seulement deux mois, alors mêmes que les vignes étaient à peine en fleur. Les abeilles là-bas butinent la manzanita, les chardons et les fleurs de pins de cette région montagneuse au sol volcanique. Mais le miel des deux cadres que j’ai extrait avant-hier de la ruche numéro 6 située à côté de la maison est très différent.
D’abord, il est beaucoup plus clair, et plus liquide. Mais surtout, son arôme est radicalement différent. « Il a un goût de poire », me dit ma douce, après avoir caressé son doigt sur le cadre dégoulinant de miel que je viens de voler à la ruche mauve. Elle a raison. Je m’attendais à des saveurs différentes, puisque j’ai installé les trois essaims juste en face de plants de lavande. Il y a certes également une demi-douzaine de pieds de vigne, sans parler de la sauge, du romarin, des mûres, du juniper et de nombreuses autres fleurs semi-sauvages.

Mais elle a raison : ce miel clair a des saveurs de poire, et semble un rien moins sucré que celui des Red Hills. En contrebas, dans la vallée, il y a une poiraie de plusieurs hectares, exploitée par notre voisin Tad, qui prend aussi gentiment soin de tondre notre modeste noyeraie en même temps qu’il entretient la sienne. Apparemment, les abeilles se sont fait une joie au printemps de butiner les poiriers en fleurs, et leur miel reflète leurs efforts. Ma douce adore le nouveau miel, qu’elle semble même préférer à celui l’autre, qui se vend cependant comme des petits pains parmi nos connaissances (je récolte désormais suffisamment pour pouvoir le vendre, mais pas encore assez pour démarcher les commerces du coin).
La différence est fascinante. Nous échangeons un pot de miel chaque saison avec des connaissances de Berkeley qui ont une ruche dans la ville. Leur miel est également très différent. Très crémeux à l’automne (comme l’est souvent le miel de cette saison), presque blanc, et très clair et liquide dans le dernier pot qu’ils nous ont donné.
Ce qui est clair, c’est que je récolte un miel excellent des deux endroits où j’ai des ruches. Pourvu que ça dure. Rien de tel qu’une cuillère de miel maison dans un thé à la camomille avant d’aller se coucher.
jul
28
Maudit piaf
Publié dans blog, tek | 3 commentaires
Publiez sur Facebook, Twitter, deliciousOutre mon boulot vinicole à temps partiel, je bosse en ce moment sur un gros projet de localisation. La localisation (l10n pour les intimes), c’est un truc que je connais bien. Presque tous les boulots que j’ai eus dans le domaine du high tech au cours des quinze dernières années nécessitaient des compétences à ce niveau. Il s’agit, grosso modo, de l’art d’adapter des documents, logiciels, sites Web ou autres médias à une langue et/ou une culture différente. Ça peut être un manuel d’équipement de chirurgie à traduire en douze langues (j’ai fait ça), ou lancer un site de jeux en ligne dans une douzaine de pays (ça aussi, j’ai fait).
Ça n’est évidemment pas juste de la traduction. Il faut s’adapter à la culture qu’on cible. Changer les unités de mesure, le format des dates, les devises et numéros de téléphone, adapter la ponctuation, trouver de nouveaux exemples et respecter les coutumes locales. On n’emploie pas la couleur verte à la légère dans les pays musulmans. On choisit prudemment les photos illustrant un site Web. Il faut être conscient des lois de chaque pays. J’en passe. C’est tout un boulot, dans lequel bossent des milliers de professionnels au parcours souvent varié.
Les professionnels de la localisation ont tous le même grief vis-à-vis de leur employeur ou de leur client : l’utilisation de l’anglais comme étalon de facto. La plupart des logiciels ou sites Web sont désormais d’abord conçus en anglais, même lorsque la moitié des ingénieurs et des designers qui l’ont pondu sont originaires de Chine, de Russie ou d’Israël. Le problème, c’est que l’anglais est une langue remarquablement elliptique. Beaucoup de verbes d’actions, des contractions de conjugaisons, un usage parcimonieux d’articles, etc.

Combien de fois ai-je entendu un ingénieur ou designer me demander un truc du genre : « Tu peux nous trouver une traduction pour Redeem en français ? Mais ça ne doit pas faire plus de six caractères ».
La dernière calamité qui vient de frapper les pros de la localisation, c’est Twitter. Ces salauds de SoMa ont entériné les limites pathétiques d’une technologie vieille d’un quart de siècle, et qui limite à 140 caractères la communication d’un message textuel (160 si vous jouez encore avec du 7 bits, ce qui suffisait pour les Américains qui ignorent les accents, et qui encore une fois ont le don de pondre des technologies ethnocentriques que le reste du monde se doit ensuite d’adapter à leurs besoins).
Me voilà donc à localiser de l’anglais vers le français une longue série de messages qui doivent tous faire 140 caractères maximum. Mois que ça, d’ailleurs, puisque 23 à 25 caractères sont déjà monopolisés par un URL. Il s’agit de messages relativement promotionnels. Ils ne peuvent donc pas utiliser d’abréviations obscures. Ça doit être clair et, évidemment, concis. En 140 caractères maximum. Argh. Ça pourrait être pire : au moins, je n’ai pas à localiser vers l’allemand.
jul
15
Bastille Day
Publié dans blog, bibine et pinard | 2 commentaires
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Merguez et chipolatas made in California.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.Chaud. Mais la petite brise de l’après-midi rafraichit le jardin. Hier, après une journée de travail, ma douce et ma pomme ont célébré le Quatorze Juillet. Sur le Weber, Jeff a grillé un morceau de bœuf (du comté) et un autre de porc (du comté d’à côté). On a enchaîné avec des merguez de Sonoma Sausage et les saucisses de Toulouse de Fatted Calf, la charcuterie de Napa. Les saucisses sont courtes et épaisses, comme les Américains les aiment, comme celles que les immigrés allemands ont apporté dans le Nouveau-Monde. Mais elles ont le goût de merguez et de chipos comme on les aime dans l’Hexagone. Nous les avons mangées en sandwich avec la demi-douzaine de baguettes cuites hier après-midi par l’enseigne de Napa de The Model Bakery. Le foie gras au torchon cuit par ma douce (importé de France par Fabrique Délices) et son pâté de saumon ont été un gros succès. Une petite bouteille de sauternes 2005 pour accompagner le tout. Dans la glacière, bières régionales (Lagunitas IPA et Great White de The Lost Coast) et rosés français achetés pour trois fois rien à The Wine House, à San Francisco, qui au printemps liquidait son millésime 2008. Pernod, Suze et bas-armagnac au bar. Plateau fromage obligatoire. Fraises au chocolat.
Dehors les hauts-parleurs ont arrosé le jardin avec ma playlist Bastille Day, qui compile du made in France de Gainsbourg à Phoenix. Les juristes, winemakers, mécanos et jardiniers présents se sont régalés. Mon drapeau bleu-blanc-rouge était suspendu dans le jardin. Pas de feu d’artifice. Tout était sur la table.
(Ce billet ne comporte aucune publicité. J’ai payé pour tout. Mais les échantillons de bouffe et de pinard sont toujours les bienvenus.)
jul
2
Made in America
Publié dans shopping, wheels, histoire | 1 commentaire
Publiez sur Facebook, Twitter, deliciousLe 4 Juillet approche. L’Amérique s’inquiète. Il y a la marée noire dans le Golfe du Mexique. Un taux de chômage historique. Wall Street vient de se prendre une claque. Les chèques d’indemnité chômage n’arrivent plus. Une insécurité croissante à la frontière mexicaine, où sévissent les cartels. Et un fabricant chinois a inondé les magasins discount de drapeaux américains décorés de soixante et une étoiles. La honte.
Alors l’Amérique se réconforte en se rappelant qu’elle continue à produire. Pas juste des start ups sans revenus. Pas seulement des produits électroniques qui seront ensuite fabriqués en Chine. Pas que des instruments financiers douteux reposant sur des algorithmes fumeux et des investissements foireux.
Il y a encore quelques produits que les Américains continuent à produire. Évidemment, les pièces ou matières premières viennent parfois d’ailleurs. Mais si l’objet peut recevoir l’estampille Made in USA, c’est devenu à nouveau un gage de qualité.
Le fusil Henry est légendaire. Inventé au milieu du XIXe siècle, ce fusil chambré en .44 Magnum connu la Guerre de Sécession et s’imposa dans l’Ouest comme un compagnon idéal pour la chasse ou la défense. Henry Repeating Arms fut fondée il y a moins de deux décennies à Brooklyn, et est désormais basée à Bayonne, dans le New Jersey. Elle se spécialise dans la fabrication de répliques de fusils à mécanismes à levier, mais produit aussi notamment une version mise à jour de l’AR-7.
Chrysler est dans la mouise. Le fabricant automobile a changé de mains au cours des deux dernières décennies tellement de fois qu’on ne les compte plus. Le seul modèle qui fut un véritable succès au cours des dernières années fut la 300, une grosse sedan aux lignes viriles et à la calandre d’un autre âge. Avec le modèle 2011 de la Jeep Grand Cherokee, le fabricant espère bien regagner des parts de marché, et reconquérir les fans de la marque qu’il a perdu au cours de la dernière décennie au profit de Ford et des Japonais. L’allure générale reste celle d’une Jeep, mais les lignes ont clairement été influencée par celles des crossovers de la concurrence.
Là aussi, Chrysler joue sur la note patriotique, nostalgique et sans complexes : The things that make us Americans are the things we make. This has always been a nation of builders.
jun
30
Conseil important
Publié dans blog, tek | 2 commentaires
Publiez sur Facebook, Twitter, deliciousTweeté par Mathieu Thouvenin, qui a seulement 26 ans a acquis une expérience impressionnante à San Francisco, et qui sévit désormais chez Seesmic, pas moins : ce témoignage d’un jeune Français qui est venu aux États-Unis réaliser son rêve de devenir pilote de ligne.
Mathieu et lui ont en commun la vision et le culot qui sont nécessaires pour l’aventure américaine. Ils ne se sont pas laissés décourager par les cyniques trop courants dans l’Hexagone, taxant de rêveurs ceux qui décident de prendre un gros risque. Même ma pomme est parfois coupable de tempérer les ardeurs des petits jeunes qui me demandent conseil, alors que je ne suis absolument pas qualifié dans ce domaine : je ne me considère pas vraiment comme un entrepreneur, j’ai été licencié deux fois depuis mon arrivée aux États-Unis, et mes rentrées financières ces temps-ci sont imprévisibles d’un mois à l’autre. Je peux tout juste donner une vision réaliste (parfois nécessaire pour expliquer l’aspect pratique de la vie quotidienne ici), à ne pas méprendre pour du pessimisme.
Si vous êtes un jeune Français voulant partir à l’aventure aux États-Unis, n’hésitez pas. Ça ne veut pas dire qu’il faut faire vos valises immédiatement et débarquer sans plan clair. Partez d’abord en reconnaissance — Phil Jeudy organise par exemple régulièrement des « geektrips », escortant des Français curieux de s’expatrier ou faire affaire en Californie. Il s’est bâti un carnet d’adresses remarquable pour fournir des pistes et des tuyaux à ceux qui veulent tenter l’aventure en Silicon Valley, et offre des services de conseil aux entreprises françaises voulant s’établir de ce côté du Pacifique.
Je vais donc citer ce jeune pilote : « Mon conseil le plus important, je dirais, c’est de ne pas suivre le conseil des autres ».
Sauf celui-là. Vous pouvez continuer à me contacter, et lorsque je ne saurai pas répondre à vos question, je continuerai à transmettre aux spécialistes franchouillards du coin comme Mathieu, Phil, et j’en passe.
jun
29
Carte verte
Publié dans blog | 6 commentaires
Publiez sur Facebook, Twitter, deliciousEnfin. Le 12 juin, j’avais reçu un formulaire de l’USCIS me félicitant : j’étais désormais officiellement un résident permanent des États-Unis. Le document officiel arriverait sous trois semaines. Samedi, comme promis, la fameuse carte verte est arrivée. L’enveloppe inclut même un étui recommandé « pour protéger [la] nouvelle carte et empêcher les communications sans fil ». La pièce d’identité inclut en effet une puce RFID, qui peut être lue avec un lecteur dédié à plusieurs mètres. C’est l’une des fonctionnalités de la nouvelle carte verte, introduite le mois dernier, et dont je suis apparemment l’un des premiers bénéficiaires.
Depuis 1999, date de mon arrivée en tant que travailleur sous visa (j’avais passé un an sous visa J1 en 1987-1988 au Nouveau-Mexique), j’ai donc parcouru l’alphabet des visas : L1b, F1, H1b… Après une période de transition (pendant laquelle mon statut fut AOS, un statut qui signifie en fait une transition entre statuts), je suis donc enfin résident permanent.
J’ai désormais les même droits (et inconvénients) fiscaux que les citoyens américains. Je peux aussi arriver dans la même file que les Américains à mon arrivée sur le sol national, encore que j’avais acquis cet avantage lors de mon obtention du statut d’Alien on Parole. L’acquisition de biens immobiliers est un rien simplifiée, ainsi que celle d’armes à feu. Pour le reste, le changement est avant tout symbolique. J’avais déjà un permis de travail me permettant de travailler à mon compte ou pour n’importe quel employeur.
Cette carte verte est donc avant tout symbolique. Mais arrivée seulement huit jours avant ce 4 Juillet, c’est un symbole important. Il fait de moi pas juste un visiteur, mais un immigré. Une identité que je n’ai pas assumé dès mon arrivée en 1999. À l’époque, mon déménagement de la place Pigalle vers Silicon Valley relevait encore d’une aventure incertaine, liée à une bulle encore grandissante, un NASDAQ euphorique et l’insouciance de la vingtaine. Quelques années plus tard, cependant, il était clair que j’étais californiqué. La permanence de ma résidence est donc désormais officielle.

La nouvelle carte verte dans son étui et le dépliant l’accompagnant.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.-
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