Pas beaucoup de billets ces temps-ci, désolé. Il faut dire que j’avais une bonne excuse.

Demain, destination La Nouvelle-Orléans pour deux semaines. Peut-être bloguerai-je de là-bas pendant les orages passagers, peut-être pas. Je suis pas payé pour, après tout, faut pas exagérer.

À bientôt.

Mercredi soir, comme presque chaque semaine, je profite de mon trajet de Cupertino vers le comté de Lake (163 miles sans les détours, soit 262 kilomètres) pour faire quelques courses, histoire d’optimiser mon temps et ma consommation d’essence. J’ai besoin d’acheter quelques articles de bricolage au magasin Lowe’s de Cotati qui est sur ma route, juste au sud de Santa Rosa, dans le comté de Sonoma.

Je choisis en général les stations de self checkout (autopaiement ?) à Lowe’s ou Safeway, au risque de mettre progressivement au chômage davantage de caissiers et caissières. Pas à Home Depot, où les appareils lisant les codes-barres sont généralement foireux, quelque soit le magasin. Heureusement, tous les magasins utilisant la technologie continuent à poster un employé pour surveiller les quatre stations et aider les client du troisième âge à trouver les codes sur les ampoules à 100 watts qu’ils achètent pour la lampe sous laquelle ils découpent chaque soir leurs coupons du journal. Je modère mon sarcasme, car après tout je suis venu avec trois bons de réduction reçus dans le courrier, obtenus en prostituant une partie de mon information personnelle lorsque j’ai informé les services postaux de mon changement d’adresse le mois dernier.

Devant moi, un couple de retraités finit de mettre leurs marchandises dans des sacs, et le vieux se lance dans une tirade directement inspirée de la propagande infligée quotidiennement par les éditorialistes de Fox News et les commentateurs ultra-droitistes des grandes ondes radiophoniques auprès de l’employé du magasin, qui reste coi. J’entends le client parler de tea bagging, de révolution. Je l’entends prononcer les mots de taxes et government avec dégoût. Et il se lance ensuite dans un réquisitoire contre l’idée d’un système de santé géré par l’État fédéral, un concept qu’Obama a demandé au Congrès américain de coucher sur le papier pour la rentrée.

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Bouche à incendie

Un transformateur de PG&E semble avoir pris feu en début d’après-midi et un incendie s’est déclaré au carrefour des rues Polk et O’Farrell, dans le quartier du Tenderloin à San Francisco. Je sais, je sais, c’est du sensationnalisme à deux balles. Mais bon, faut bien mettre le blog à jour.



Regardez cette séquence Quicktime, optimisée pour iPod, iPhone, Apple TV et iTunes.

Comme la quasi-totalité des moyennes et grandes entreprises d’Amérique du nord, le coin cuisine du bâtiment occupé par nos bureaux est équipé de distributeurs automatiques. Celui à boissons est gratuit, ce qui est plutôt sympathique, même si les sélections sans sucre sont vite épuisées. Mais celui qui distribue chips, sucreries et autres saloperies est payant. Je l’utilise rarement. Mais ce matin, après un trajet en bagnole de trois heures et demie précédé d’un maigre petit déjeuner, je me sens un rien hypoglycémique, et un sachet de M&M’s aurait été le bienvenu.

Le problème, c’est que les prix ont augmenté. Changement de fournisseur ? Ça n’est pas clair. Il y a quatre ans, le sachet coûtait 65 cents. L’année dernière, c’était 75 cents. Je n’ai pas vu le passage à un dollar — il faut dire que je ne passe qu’une journée par semaine au bureau depuis deux ans, donc il y a des détails qui m’échappent. Mais j’ai remarqué la semaine dernière que les confiseries coûtent désormais 1,25 dollar.

Et évidemment, la machine n’a quasiment jamais de monnaie. Si vous n’avez donc que deux billets de un dollar comme ma pomme et pas de pièce de 25 cents, rien à faire. J’ignore comment fonctionne l’économie des distributeurs automatiques. Y a-t-il quelque part un salaud de comptable qui a calculé que son entreprise gagnerait plus d’argent en augmentant les prix de 25 cents, sachant qu’il perdraient une partie des ventes ? Ce quart de dollar supplémentaire suffit-il à couvrir les pertes en question ? J’espère que non, connard de comptable. J’espère que ton avarice t’étouffera, et que tu mourras un jour après une longue agonie, écrasé par un distributeur automatique que tu auras secoué en vain, tentant d’en extraire sa marchandise prise en otage par une machine radine et dépourvue de monnaie, comme ce jeune imbécile nommé aux Darwin Awards 2001.