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fév
28
Carnet de voyage : San Luis Obispo
Publié dans blog, bouger | 1 commentaire
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La mission de San Luis Obispo, fondée en 1772 par Junipero Serra.La route entre San Francisco et Los Angeles est pleine de destinations sympathiques, et San Luis Obispo, qui se targue d’être à mi-chemin entre les deux métropoles, est l’une des plus agréables. SLO, comme l’abrègent les autochtones, est l’une de ces villes californiennes côtières fondée par les missionnaires espagnols — la mission de San Luis Obispo fut la cinquième des vingt et un construites le long d’El Camino Real, entourée de plusieurs montagnes, dont Madonna Peak.
La ville est aussi connue pour le campus universitaire de la California Polytechnic State University, ou Cal Poly, un établissement très respecté pour ses formations en ingénierie, architecture et agronomie.

Le musée du comté de San Luis Obispo, près de la mission.Le corps des étudiants représente à lui seul plus du tiers de la population de la ville. Rien d’étonnant donc à ce que SLO incarne la college town par excellence : bars et pubs dont certains sont ouverts aux 18-21 ans, un immense magasin Sports Authority en plein centre-ville et un réseau de circulation optimisé pour les cyclistes.
Ceux qui n’ont fait que traverser la ville sur l’autoroute 101 ont cependant forcément remarqué cette destination kitsch que constitue la Madonna Inn, un hôtel de carton-pâte au pied de la montagne du même nom, aux 137 chambres décorées selon des thèmes divers — la plus connue étant celle de l’homme des cavernes, si l’envie vous prend de célébrer votre nuit de noces en jouant à monsieur et madame Pierrafeu.
SLO est aussi une région viticole, située au sein de l’appellation Paso Robles — après tout, ce sont les Espagnols qui plantèrent les premières vignes dès le XVIIe siècle. Ici, cabernet-sauvignon et pinot noir sont rois, mais c’est aussi le repaire des premiers Rhône Rangers, ces viticulteurs américains qui émulent les vins du sud-est de la France. La syrah est donc un cépage en pleine expansion, mais aussi viognier, mourvèdre, grenache et leurs autres cousins rhôniens.
fév
25
Musique : Supreme Beings of Leisure, 11i
Publié dans zic | 1 commentaire
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11i
Supreme Beings of Leisure.
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Le premier album des Supreme Beings of Leisure, arrivé dans les bacs en 2000, avait des airs de bande originale d’un film de James Bond, avec des morceaux dont certains titres étaient des références à peine masquées à des romans de Ian Fleming : le très ludique « Golddigger », l’ultra-dansant « Strangelove Addiction » ou le quasi-parodique « Under the Gun ». Glamour et loungy, l’album éponyme (iTunes US & Canada) commençait par des pistes oscillant nonchalamment entre trip-hop et drum’n'bass (« Never the Same », « Ain’t Got Nothin »), puis alternait clins d’œil à la pop synth des années 80 (« Always the Sun »), les touches d’électro orientale (« Sublime ») et des morceaux trip-hop plus sombres (« Nothin’ Like Tomorrow », « Last Girl on Earth »). Avec leur production hyper-léchée et leur orchestration luxuriante, le groupe, centré autour de la chanteuse Geri Soriano-Lightwood, le producteur-compositeur Kiran Shahani, le compositeur-bassiste Ramin Sakurai et le guitariste Rick Torres, pouvait passer pour une version yuppifiée cosmopolite des Portishead de Bristol. L’album se vendit à plus d’un quart de million d’exemplaires, sans tournée ni promotion internationale.
Le deuxième effort des Supreme Beings, Divine Operating System (iTunes US & Canada, iTunes Europe), arriva deux ans plus tard, et cultivait sans honte une ambiance résolument disco-paillettes (« Give Up », « Divine »), avec toujours quelques pistes trip-hoppantes comme « So Much More » ou « Freezer », rappelant les ambiances douces-amères de Massive Attack, tandis que d’autres suggéraient les décollages rétro-exotiques façon Fantastic Plastic Machine.
Entretemps, Kiran Shahani, l’un des producteurs-compositeurs à l’origine du premier album, avait quitté le groupe pour s’associer à la chanteuse-remixeuse Shana Halligan et fonder Bitter:Sweet, qui sortit chez Quango en 2006 The Mating Game, et l’année dernière une collection de remixes, The Remix Game.
11i est le troisième opus des Supreme Beings of Leisure, dont le noyau consiste désormais de Soriano-Lightwood et Sakurai. Ils s’y sont néanmoins associé les services du guitariste Geoff Bradin, de la platine de DJ Swamp et du batteur Jason Graham. Le résultat est à la hauteur des six ans d’attente.
fév
24
180 sur 280
Publié dans blog | 1 commentaire
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Photo : Dan Radigan. Tous droits réservés.fév
23
Je m’éclipse pour 10 jours
Publié dans blog | 3 commentaires
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… mais le blog sera quand même mis à jour, pour ceux qui en ont quelque chose à battre.
Les chats vont être nourris et surveillés à distance pendant notre absence (merci SecuritySpy et le vieil iMac et son iSight). Nous descendons à San Luis Obispo, puis nous serons à Paris et dans sa région pour quelques jours.
fév
19
Analogique : chronique d’une mort annoncée
Publié dans dévédécinétélé, tek | 3 commentaires
Publiez sur Facebook, Twitter, deliciousLe HD-DVD aura donc vécu. Toshiba vient de jeter l’éponge. Le format est mort, rejoignant le Betamax et le DCC dans le panthéon des formats prometteurs mais vite enterrés. À l’inverse, il y a des technologies si vieilles qu’on oublie parfois qu’elles existent encore, jusqu’à l’annonce de leur disparition. Le mois dernier, Polaroid a ainsi cessé de fabriquer des films pour ses appareils emblématiques, chagrinant les nostalgiques dont je fais partie (j’espère que Fuji ou un fabricant chinois reprendra le flambeau et continuera à produire des films pour mon antique appareil).
Il est cependant difficile ces jours-ci de passer à côté d’une autre mort annoncée, celle de la télévision hertzienne analogique. Le 18 février 2009, les programmes télévisés américains hertziens seront désormais uniquement diffusés en numérique. La FCC, l’administration fédérale américaine distribuant et réglementant les fréquences hertziennes, va en effet mettre aux enchères une partie de la bande 700 Mhz jusqu’ici réservée aux signaux télévisés terrestres, histoire de renflouer les caisses de l’État avec l’argent que les opérateurs vont payer pour cet espace, qui se verra vraisemblablement reconverti en fréquences de téléphonie et données numériques.
Voilà en effet plusieurs années (pour certaines depuis 2002) que la plupart des stations hertziennes émettent désormais en numérique, l’équivalent de ce qu’on appelle en France la TNT, ou télévision numérique terrestre. La FCC a mis en place un site d’information sur la DTV, ou digital television, mais jusqu’ici, c’était à peu près la limite de la communication gouvernementale dans ce domaine. Hier, le gouvernement a cependant commencé à envoyer par courrier aux foyers américains des coupons de 40 dollars applicables à l’achat d’un convertisseur ATSC (numérique vers analogique), pour les téléspectateurs irréductibles ou les plus pauvres ne pouvant ou ne voulant pas passer au câble ou au satellite, ou encore acheter un téléviseur compatible. Mais certains critiques estiment que cette initiative arrive un peu tard.
fév
18
J’ai une nature un peu obsessionnelle. Heureusement, je me soigne. Et après tout, je ne suis pas le seul : en Silicon Valley, les personnes atteintes de troubles compulsifs ou du syndrome d’Asperger doivent constituer une proportion non négligeable de la population. Je n’ai jamais été diagnostiqué, mais je sais que je peux être un cas. Si j’identifie un problème qui m’affecte directement, je me dois de le résoudre, quitte à tomber dans le ridicule. Comme ici.

L’un de ces deux poilus est un délinquant. Pouvez-vous deviner lequel ?Mon emménagement conjugal il y a quelques mois signifia l’adoption par ma pomme des deux félins de ma petite amie. Âgés grosso modo tous deux de deux ans (ils furent adoptés à un an d’intervalle à la SPCA de San Francisco, le second pour tenir compagnie au premier), ces deux voyous sont des chats d’appartement citadins qui après un déménagement traumatique s’adaptèrent plutôt bien à leur nouveau domicile. L’un d’entre eux est même suffisamment curieux pour pointer son nez dehors lorsqu’une porte reste entr’ouverte, mais reste trop trouillard pour s’aventurer à moins de trois mètres de la maison, ce qui ma foi n’est pas plus mal. Même si j’ai grandi dans une maison de campagne où les chats restaient dehors la plupart du temps (et disparaissaient mystérieusement après deux mois ou deux ans, à l’exception d’une vieille salope ingrate qui vécut tout de même près de treize ans), je préfère garder ces deux-là à l’intérieur, car ils sont de toute évidence peu équipés pour survivre au grand air, où ils pourraient devenir victimes des prédateurs du coin : les autres animaux domestiques, évidemment, mais aussi les ratons-laveurs, les vipères qui sortent l’été, les loutres et les visons du bord de l’eau, les renards gris, les pneus des véhicules tout-terrain, et surtout les cougars, qui dans le coin n’hésitent pas à attaquer les chevreuils jusque sur la pelouse des résidences.
Dans l’ensemble, ces deux poilus sont de bons co-résidents qui s’entendent bien (je soupçonne d’ailleurs ces deux mâles d’avoir une liaison à la nature ma foi peu surprenante pour deux ex-résidents san-franciscains). Ils font leurs griffes là où ils sont censés les faire, ils n’essayent pas de s’enfuir dès que la porte est ouverte (ils ont été coupés, donc courir la gueuse ne fait pas partie de leurs loisirs), et aucune souris n’a pointé son nez chez nous, ce qui me laisse penser que même s’il y en a à proximité, elles doivent instinctivement sentir la présence de leurs prédateurs naturels.

Ne vous fiez pas à ce regard innocent.Bref, tout allait bien, jusqu’à il y a environ trois mois, lorsque je commençai à trouver, à intervalles plus ou moins réguliers, une crotte laissée là, sur le carrelage, à un pied à peine de la boîte à litière. Jusqu’alors, ces deux bandits n’avaient jamais eu de problèmes d’hygiène, et semblaient tout à fait contents de partager le même bac à sable, prévu pour plusieurs chats. Quel était donc le sens de cette petite merde sournoisement déposée là, juste à côté de la litière, alors même que les chats semblaient continuer à l’utiliser ? Mystère.
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